Etat des lieux du paiement consommateur

La crise monétaire frappe l’activité économique du monde développé, encombré par ses infrastructures d’échange coûteuses; dans le même temps où l’essentiel (97%) des transactions quotidiennes sont opérées en mode dématérialisé, en temps réel et en toute sécurité sur les marchés de change, d’actions et de produits dérivés.
 
La rareté du crédit (credit crunch) amène à une précarité financière qui se répand sur de plus en plus de consommateurs. L’ augmentation importante des incidents de crédit impose un nouveau modèle de paiement, par comptes de débit rechargeables.

 

Pour autant ce mode de paiement, s’il emprunte les canaux interbancaires classiques, devra en supporter les coûts élevés du fait du grand nombre d’intervenants entre le client et le marchand : règlements des litiges et incidents de compensation interbancaire, frais d’assurance, dépenses matérielles (cartes terminaux, recharges), risques liés à la fraude …
 
Aussi la dématérialisation des transactions, et leur traitement en temps réel par des opérateurs centraux, seront probablement amenés à remplacer les cartes et autres solutions scripturales dans un avenir plus ou moins proche. D’où les efforts pour aller vers le paiement Mobile sans contact et par diverses solutions applicatives.
 
Cependant, pour les auteurs de cette note, ces solutions ne fourniront pas au Commerce et à la Distribution les moyens de réduire sensiblement leurs frais monétiques, pas plus qu’elles n’amélioreront la connaissance relationnelle du client, car ces solutions resteront tributaires des systèmes de paiements interbancaires.
Par contre un rapide coup d’œil sur les initiatives des grands acteurs du Web permet de découvrir et de dessiner les nouveaux paradigmes transactionnels qui, pour les auteurs, vont rapidement s’imposer.
 
La Monnaie privative : le moyen de paiement du réseau social et de l’Internet.
 
Le déploiement très rapide des Smartphones Internet et des réseaux sociaux a fait émerger un nouveau modèle de paiement efficace et rapidement adoptable par le consommateur, grâce à son fonctionnement en circuit fermé indépendamment des opérateurs interbancaires.
 
L’AppStore d’Apple  et ses similaires (Amazon Appstore, Android Market etc…),  sur les mobiles et les PC Internet, sont des opérateurs de monnaies privatives fonctionnant en circuit fermé. Leurs solutions sont des systèmes de contournement permettant (tout en conservant de manière sécurisée les informations de cartes de crédit du consommateur) de payer sans carte, sans terminal POS, et surtout sans efforts ni risques de saisie en ligne.
Bien entendu, ces solutions conçues pour prélever des commissions sur chaque mouvement, non seulement couvrent les frais interbancaires encourus par ces opérateurs en ligne, mais leur apportent en outre des revenus importants.
La clé de fonctionnement de ces solutions réside dans l’enrôlement et la certification du consommateur en tant qu’utilisateur de la monnaie privative propre au Réseau Social de l’opérateur.
Dispositif que je définis sous l’acronyme RST : Réseau Social Transactionnel.
 
Facebook Credits offre un étage supplémentaire puisqu’il ouvre un service de porte-monnaie virtuel permettant à un consommateur de payer à la volée pour un produit ou un service acheté sur Facebook, mais aussi maintenant sur des sites partenaires et probablement bientôt chez des commerçants affiliés. Il suffit au consommateur – même non bancarisé – d’ouvrir son compte Facebook Credits et d’y pré-charger une somme ($ US).
De même les Microsoft Points 

Ce chargement pouvant se faire par différents biais (carte ou virement) mais résultant aussi d’un transfert de compte à compte (ce que propose également Paypal).

Facebook prélève sur le bénéficiaire du paiement une part non négligeable  des montants échangés dans sa monnaie.
Ce service, qui a réalisé plus de 600 millions de dollars de transactions en quelques mois, est appelé à devenir, selon de nombreux analystes, une des sources principales de revenu de Facebook.
 
Le Commerce et la Distribution, acteurs clés des Réseaux Sociaux Transactionnels de proximité
 
L’évolution vers une meilleure fidélisation client, le besoin de mieux connaitre, de servir partout même hors point de vente, et de faciliter le financement du cycle de dépenses du consommateur, vont imposer aux grands acteurs du Commerce et de la Distribution de devenir les acteurs, les opérateurs et les certificateurs des Réseaux Sociaux Transactionnels associés à leurs monnaies privatives.
 
Ces plateformes permettront à ces acteurs du Commerce et de la Distribution de réduire drastiquement leurs coûts monétiques, de disposer de nouveaux espaces et supports de vente et de paiement à distance ouverts 24h/24 x 7j/7, de fédérer de nouveaux réseaux d’acceptation locaux à forte valeur ajoutée, et finalement de transformer leur monétique d’un centre de coût en un centre de profit.
 
Pour autant le consommateur lambda n’est pas, loin s’en faut, un hyper technicien à même de maitriser des solutions Web – D’ailleurs qui peut se targuer d’une telle maitrise ?

A l’évidence, pour être acceptées ces nouvelles plateformes RST devront pouvoir être utilisées facilement et quotidiennement par tout consommateur, même le moins équipé et/ou le moins compétent sur Internet.

Il existe une plateforme logicielle capable de fournir cette performance parce qu’elle s’appuie non pas sur les pages Internet d’un smartphone ou d’un PC, mais sur le passage de simples coups de téléphone pour réaliser l’essentiel des opérations en monnaie privative.
 
Bientôt des solutions en monnaie privative résideront sur les serveurs des distributeurs. Solutions qui permettront au consommateur de s’inscrire, d’acheter, de commander, de payer, de régler un service à domicile ou de transférer des sommes à un proche partout, tout le temps, et à partir de n’importe quel téléphone fixe ou mobile.
Notre plateforme Equitap en apporte une démonstration.