Dans son articlesur Libération.fr  «Une banque centrale des identités»   Michel Arnaud, Maître de conférence à Paris-X-Nanterre en sciences de l’information, suggère de mettre en place une banque centrale d’identités indépendante de tout pouvoir politique pour préserver l’identité comme une valeur de propriété privée, qui délivrerait des certificats lors des transactions .

Outre que cette proposition se rapproche me semble-t-il de celle d’Open ID dont le déploiement est bien amorcé et défendu par des interlocuteurs de qualité comme Snorri Giorgetti, il me permet de revenir sur un point qui me parait fondamental pour avancer vers l’Internet de la Confiance :

Poser le problème des échanges en confiance par Internet consiste à séparer les sujets liés à l’identification des acteurs de l’échange et le problème de la gestion de leur identité.

Internet est un réseau de télécommunication pas un environnement social et légal

Internet n’est qu’un réseau de communication entre des terminaux - identifiés par des numéros IP - dont les règles de fonctionnement et de déploiement ont été fixées par un consortium d’ingénieurs :l’IETF pour le rendre ouvert, neutre, universel et.. résilient.

L’IETF explique clairement - voir mon post  sur ce sujet- que les problèmes d’identification, de confidentialité et de sécurité incombent totalement aux utilisateurs pas au réseau.

Les usages que nous ( les happy few qui en avons les moyens économiques et culturels)  faisons au travers du réseau Internet (messagerie, publication incontrôlée et e-échanges sans réelle garantie de bonne fin) ne sont que des ébauches assez primitives des transactions individualisées qu’il va être possible de réaliser dans l’avenir grâce au réseau Internet.

Pour autant pour que chacun , quelles que soient ses ressources économiques et culturelles, puisse bénéficier de la fluidité et de la dématérialisation des échanges par l’Internet, il faut constituer pour l’Internet un système d’identification des utilisateurs à l’acabit de celui du téléphone qui facilite les échanges interpersonnels de plus de 3 Milliards d’utilisateurs.

L’enjeu : identifier les acteurs au moment des échanges entre eux.

La clé de ce saut qualitatif d’usage ne passe pas par  la constitution d’une entité administrative ou régalienne comme la Banque Centrale des Identités que propose Michel Arnaud.

En fait, ce qui importe n’est pas de gérer des identités  mais, à l’instar du numéro de téléphone qui est un identifiant unique sans lien avec une identité unique, de permettre au bon moment et dans le bon contexte, l’identification réciproque des parties en cause dans chaque transaction.

Pour parvenir à ce type de relation  GOTAPP propose une méthode et une architecture d’identification :  DNS 2.0  basée sur le principe d’ATTRIBUTION DE DOMICILES  NUMERIQUES  SECURISES  par transposition des identifiants de la vie réelle ( N° de compte bancaire, N° d’Adhérent, adresse Postale, N°NIR etc… ) dans  une architecture de services transactionnels en ligne .

Avec DNS 2.0, chaque entité auprès de laquelle vous êtes référencé ( banques, commerces, opérateurs télécoms, administrations, écoles, assoc & ONG) dans la vraie vie devient votre opérateur de services garantis et sécurisés dans l’espace numérique.

De facto, vos différents Domiciles Numériques Attribués, répliquent vos comptes et domiciliations réelles et fonctionnent grâce et par le canal des services fournis par vos tiers référents.

Pour procéder échanges de la Vie Privée, des opérations qui doivent être garanties et tracées de bout en bout , vous êtes exonéré des efforts et des compétences pour vous déclarer, créer et protéger des comptes spécifiques.

Vos comptes domiciliés étant fournis et les services étant tracés  par un  tiers de confiance  ayant « pignon sur rue » et qui est responsable de la confidentialité et de la sécurité de vos contenus devant la loi, il n’est plus besoin d’organiser la sécurité et le suivi des opérations en ligne dans un compte de connexion unique et donc plus besoin de Banque Centrale d’Identité.

Par contre rien n’interduit  de continuer à utiliser des  comptes et des pseudonymes en ligne hébergés par des acteurs et des opérateurs sans légitimité dans le monde réel et dont vous ne saurez pas ce qu’ils feront des informations en transit, pour les opérations de navigation, de publication de loisir, de consultation et d’échanges anonymes qui ne mettent pas en jeu d’éléments d’identité.