J’ai le plaisir et l’honneur d’avoir été invité par le CONATEL ( Conseil National des Télécommunications ) l’équivalent haitien de l’ARCEP a donner une conférence lors du Salon de l’Innovation qui se tiendra à Port au Prince les 20-21 mai 2008 sur :

L’Internet Transactionnel et le Domicile Numérique Attribué - Solutions clés pour l’intégration des PVD à la E-économie 

Pendant la durée du Salon, les visiteurs seront invités à assister aux démonstrations des maquettes fonctionnelles de :
HAITAP : qui vise à constituer en République d’Haïti le 1er service public du Domicile Numérique Attribué au monde.
PAYTAP HAÏTI : qui vise à fournir et garantir un réseau virtuel de transactions et d’échanges interpersonnels, sécurisés et tracés, utilisable partout en Haïti et par tous les Haïtiens dans le monde.
Voici le résumé de ma présentation
Nous aimons tous l’Internet et l’utilisons de plus en plus. Pour l’essentiel, nous y publions, échangeons et recherchons des informations, mais nous sommes loin d’y avoir basculé nos échanges économiques.  Pour une raison principale : le manque de confiance.

Certes les consommateurs « riches » - c’est-à-dire ceux qui possèdent une carte de crédit et peuvent donc payer en ligne – y disposent d’un immense supermarché, où ils peuvent comparer les offres à l’échelle de la planète.
Mais la montée de menaces quasi indétectables (vol d’identité, logiciels espions, spams…), l’absence de tiers de référence tangibles représentés dans le réel et la faible traçabilité des transactions tendent à limiter les achats en ligne et sapent la confiance dans l’Internet pour les échanges essentiels et confidentiels.
 
Mais la grande majorité des humains de la planète, parce qu’ils ne peuvent pas payer en ligne – car ils ne disposent pas de comptes de post paiement - ne sont même pas reconnus comme consommateurs potentiels.
En fait ces humains dans les pays pauvres et émergents sont les laissés pour compte de l’Internet,  tout simplement parce que les annonceurs publicitaires qui nourrissent les grands acteurs du Web (Google, Amazon, Microsoft,  Ebay et Yahoo) ne les considèrent pas comme une cible intéressante.
Et pourtant entre 2000 et 2008 on est passé de 800 millions à plus de 3 milliards de détenteurs d’un téléphone mobile. Et on en prévoit 4 milliards en 2010.
A cela 2 raisons essentielles :
Tout le monde sait téléphoner – parce qu’il suffit de lire et taper les chiffres du clavier téléphonique et de parler sa langue pour avoir un usage efficace du téléphone  –
Et surtout des opérateurs trouvent leur intérêt à investir pour architecturer des réseaux GSM dans les pays en développement car ils peuvent y commercialiser leurs services par pré-paiement bien que près de 2 milliards de ces nouveaux clients soient non ou mal bancarisés.
Cette propagation planétaire du téléphone numérique est une des raisons qui explique la Mondialisation. Elle démontre que la « fracture numérique » n’est pas technologique mais avant tout culturelle et sociale.

L’exposé de Jean marc Lévy Dreyfus introduira une approche très innovante de la domiciliation et de la gestion des transactions numériques qui combine Internet et le téléphone pour résorber cette fracture rapidement, en faisant de grosses économies et en incluant un très grands nombres de citoyens haïtiens.
En s’appuyant sur la mutualisation des moyens de connexion existants et la coopération public/privé, les projets présentés par GOTAPP permettront de constituer en Haïti un cercle vertueux de confiance sans dépendre du déploiement d’infrastructures ni attendre la mise en oeuvre de réseaux coûteux similaires à ceux des économies du Nord.